Selon le dernier colloque de l’AFREPA, voici en résumé les conditions principales à réunir pour une prise en charge adéquate à leurs symptômes :

1. Acouphènes : l’importance de l’écoute

Une première approche passera par le temps consacré à  la consultation :
Le thérapeute doit accorder un temps souvent plus long à ce patient afin qu’il ait un temps de parole adéquat à sa recherche de solutions et  puisse avoir eu le sentiment d’avoir été entendu.

La deuxième approche passera par la capacité du thérapeute à développer une empathie pour son patient, qui ressent un besoin fort d’exprimer son handicap quotidien.
Cette écoute sera une écoute « attentive » afin de déceler les cognitions négatives que le patient a de son acouphène et de lui-même.
Ce qui amènera le psychologue ou le sophrologue spécialisé à interagir sur ses croyances négatives.

2. Acouphènes : techniques psychocorporelles

Le patient étant centré sur ses acouphènes a du mal à se concentrer sur autre chose.
Sa vie tourne autour de ce bruit non audible pour son entourage, et le rend anxieux, s’il ne l’était pas déjà.
Son corps est souvent tendu, crispé par ces bruits envahissants: il lui devient difficile de se relaxer car les bruits sont plus présents lorsque son esprit n’est pas occupé.
A force de s’entendre dire que l’on ne peut rien pour lui, il déprime et ses idées s’assombrissent.

C’est pourquoi les thérapies psychocorporelles sont un axe d’amélioration de sa qualité de vie.

  • En agissant sur le système nerveux,
  • en amenant du relâchement musculaire,
  • un relâchement des tensions physiques et mentales
  • En agissant sur le système limbique,
  • Afin d’induire une meilleure gestion des émotions

 

 

Jeune femme se tenant les oreilles - Marie Duval sophrologue

 

3: En quoi la sophrologie améliore la qualité de vie du patient acouphènique ?

Elle agit sur 4 axes de travail:

  • Au niveau émotionnel:

La sophrologie va amener le patient à percevoir l’acouphène au même niveau que les bruits extérieurs, sans lui accorder plus d’importance.

  • Au niveau comportemental:

La sophrologie va mettre en place de nouveaux comportements, en commençant par une respiration consciente amenant à lâcher les tensions inutiles du corps.

  • Au niveau cognitif:

Elle va proposer des interprétations différentes de ce que le patient pense de son acouphène ou de lui-même.

  • Au niveau sensoriel:

Enfin la sophrologie va permettre de rééquilibrer les 5 sens dans la vie du patient au lieu de ne focaliser que sur l’ouïe

Ces 4 axes de travail auront un cercle vertueux progressif dans la qualité de vie du patient.
Celui-ci  va pouvoir reprendre des activités dont il s’interdisait la pratique : aller au cinéma, aller au restaurant, voir des amis.
La peur engendrant la peur, les patients acouphèniques finissent par se priver bien souvent de sorties, d’activités sociales par la peur de mal vivre ce moment-là.
La peur engendrant encore plus d’anxiété, c’est ce cercle vicieux que la sophrologie propose de rompre.

Acouphènes : quelques données chiffrées

28 % de la population française ressent actuellement des acouphènes
Parmi eux, 47 % indiquent que les acouphènes ont un impact négatif sur leur qualité de vie

Logo Pôle Sophrologie & Acouphènes - Marie Duval sophrologue

 

4: Le Pôle sophrologie & Acouphènes

Le Pôle créé à l’initiative de Patricia Grévin, auteur de « Acouphènes, les soulager avec la Sophrologie »réunit une équipe de sophrologues professionnelles:
Spécialisés dans la prise en charge des troubles de l’audition: acouphènes, hyperacousie, et des vertiges.
Choisis pour leur expertise dans ce champ d’application
En lien constant avec les médecins ORL
En formation permanente avec supervision, congrès et webinaires.

Une formation encadrée par un médecin ORL lui-même spécialisé dans les acouphènes et membre de l’AFREPA*.

Une étude en cours :

En 2017, une étude du Pôle Sophrologie et Acouphènes a suivi un panel de patients souffrant d’acouphènes chroniques:
17 sophrologues ont participé à cette étude, 143 patients ont suivi le protocole jusqu’à son terme.
Pour 95 % d’entre eux, le handicap lié aux acouphènes a baissé de façon très significative**.

Les résultats officiels sont en cours de rédaction.

*AFREPA: association francophone de recherche des équipes pluridisciplinaires en acouphènologie.
**Valeurs données par la questionnaire THI Tinnitus Handicap Inventory