Le stress: une réaction normale de notre corps

Le stress est une réaction normale de l’organisme face à une sollicitation extérieure: une réaction physiologique engendrant des perturbations biologiques et psychiques provoquées par ce que chacun considère comme une agression quelconque.
Curieusement la sollicitation extérieure peut avoir un caractère négatif ou positif.

Selon Herbert Benson ( Harvard Medical School), 80 % des consultations médicales sont liées au stress.

Face à un stress notre organisme organise notre survie :

Depuis la nuit des temps, le stress a assuré la survie de l’être humain sur terre.
En mobilisant tous ses moyens sensoriels et énergétiques afin de lui permettre de fuir ou de se défendre.
Sans stress les hommes préhistoriques n’auraient pas survécu face aux adversités.

Stress et développement de l'être humain-Marie Duval sophrologue

Le stress aigu ou phase d’alarme

C’est la phase où l’organisme met tout en œuvre pour réagir en fuyant ou en se battant.
Les réactions physiologiques s’enchainent en stimulant en priorité tous les organes nécessaires à la réaction : fuir ou se battre
Le corps sécrète alors de l’adrénaline et du cortisol, les hormones principales du stress.
Le rythme cardiaque s’accélère, entrainant une augmentation de la pression sanguine et du flux sanguin pour permettre aux muscles de performer. Les pupilles se dilatent pour mieux observer d’où vient le danger potentiel.

Pendant ce temps, les autres organes, ceux  moins indispensables à cette survie, le système digestif ou urinaire vont ralentir leur activité.

Réactions physiologiques du corps face au stress-Marie Duval sophrologue

Stress et seuil de tolérance

Face aux nombreuses sources de stress, l’être humain réagit avec ses propres capacités qui le caractérisent. Selon son capital génétique, il ressentira plus ou moins fortement les sollicitations extérieures.
Il m’est fréquent d’observer en consultation que l’enfant ou l’adolescent stressé  perçoit son propre stress et parfois celui du parent qui l’accompagne. Souvent d’ailleurs comme une fatalité, une hérédité dont il se passerait bien.

Puis en fonction de son vécu, la personne aura ou non appris à gérer plus ou moins bien ces réactions physiologiques du corps.

Nous venons de voir plus haut que le stress fait partie de la vie, néanmoins chaque être humain possède un seuil de tolérance lié à cette hérédité et aux différentes expériences de vie.
C’est au-delà de ce seuil que les réactions physiologiques du corps se déclenchent. A chaque fois que ce seuil est dépassé, le corps a besoin d’une phase de récupération au risque de développer un stress chronique.

Représentation seuil de tolérance du stress-Marie Duval sophrologue

Le stress chronique ou phase de résistance

Lorsque le stress persiste, la sécrétion de cortisol exerce une action de rétro contrôle sur le cerveau, et vient alimenter les muscles en sucre pour qu’ils puissent être plus performants.
S’installe alors la phase d ‘épuisement : le cortisol sature le cerveau, nos surrénales fonctionnent à plein régime jusqu’à épuisement.
Cette réaction du corps devient alors néfaste pour la santé, et c’est durant cette phase de stress sans récupération que peuvent s’installer de nombreux symptômes comme par exemple les douleurs chroniques.
On parle alors de EUSTRESS : stress positif et stimulant pour l’organisme.
Ou de DISTRESS : stress agressif qui détériore petit à petit l’équilibre de notre organisme.

Les origines du stress

Le stress peut avoir 2 origines.

Le stress exogène :

Celui au cœur des soucis professionnels, familiaux, ou sociétaux.
Très souvent généré par les ruminations internes, les questionnements sur la vie en général, les difficultés rencontrées ou à venir : comme lorsque « nous voyons le verre à moitié vide ou lieu de le voir à moitié plein ».

Le stress endogène :

Ce stress est généré par les douleurs physiques ( 77% des cas),  ou douleurs psychiques ( 90% des cas de névrose). Mais également par des chocs émotionnels conservés en souvenirs que l’on nomme TEENR : Trace d’Evènement Emotionnel Non Résolu ( 33% des cas)
Le danger pour l’Homme est donc avant tout dans la durée du stress, car la persistance au stress devient progressivement un processus inconscient. C’est ce que chacun d’entre nous peut ressentir lorsqu’il est dépassé par les évènements.

C’est ainsi que le stress s’inscrit alors dans notre posture : article suivant à lire
Stress et posture

Photos issues du programme “Mieux-être et sophrologie”de l’institut international de sophrologie caycédienne Sofrocay